Toscane – Ombrie 2

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Une bien belle balade en Toscane
par Bernard Schandeler

 Depuis de nombreuses années nous avions une grosse envie, mon épouse et moi-même, de nous rendre en Toscane afin d’en découvrir les innombrables richesses : architecturales, ô combien chargées d’histoire ; artistiques, au travers d’œuvres picturales et statuaires, pour la plupart majeures, échelonnées depuis le Moyen Age jusqu’au XIXe siècle, héritées des plus grands maîtres de la Renaissance italienne ; les paysages quasiment bibliques ; la lumière exceptionnelle qui a tant inspiré les artistes ; et aussi pour nous imprégner d’un certain art de vivre particulier à cette région dont font partie entre autres la gastronomie et la célèbre passegiatta, sur laquelle on reviendra.
Bref, un magnifique programme.

 Certes, nous avions déjà, à maintes reprises, traversé, voire goûté du bout des lèvres et des livres certaines des merveilles de la Toscane, mais toujours en coup de vent, pour se rendre ailleurs, bien plus bas, en vue d’un embarquement pour une autre Cythère.

 Cette fois nous sommes partis de notre village proche de Montpellier pour quinze jours exactement, après avoir, naturellement, planifié le circuit ; mais comme dans tous les voyages, quelques impondérables viennent parfois gripper la machine, cela est même inévitable, et dans ce cas il faut faire contre mauvaise fortune bon cœur, même s’il devient imparable de renoncer à voir ou faire telle ou telle chose ; car on n’est jamais à l’abri d’un incident technique, de l’apparition soudaine d’un embarras de santé passager, d’une fermeture de site intempestive, d’une arrivée trop tardive, d’un orage qui vous cloue dans vos douze mètres carrés au mauvais moment, d’une erreur d’aiguillage sur des routes inconnues, etc.

 Ainsi, 2 465 km plus tard, je propose de faire part à mes amis et confrères camping-caristes de certaines constatations et de quelques renseignements d’ordre pratique né de notre vécu, en tenant compte du fait que nous avons voulu connaître le culturel sans trop nous y abrutir pour prendre aussi le temps de vivre et de flâner, de solliciter le contact avec des gens du cru, pousser la porte d’une cantina (cave à vin), d’un moulin à huile, d’une fattorìa (ferme), et même celle d’une merveilleuse villa médicéenne comme il y en a tant, disséminées dans la nature, que leurs heureux propriétaires se font un honneur et un plaisir de faire visiter.

 Nos références de départ ont été puisées dans le « Guide Bleu » (Hachette), exclusivement culturel, et, dans une moindre mesure, le « Guide du Routard », pour les bons plans, sachant que ce dernier ignore totalement le phénomène « camping-car ».
En somme, on a fait un panaché des deux.

 On pourra déplorer que très rares sont les inscriptions en langue française dans cette région d’Italie tout au moins (ailleurs je ne sais pas) ; on y trouve partout des textes en  allemand, espagnol, hollandais, anglais, mais le français qui, je crois, est pourtant langue officielle non seulement des Nations-Unies, mais aussi de l’Union Européenne, n’est pratiqué, à quelques exceptions près, sur aucun panneau explicatif ni aucune brochure d’Office de tourisme. Le français, qu’es aco ? Un scandale !

LE CIRCUIT

 En pénétrant en Italie par Vintimille : Lucques, Pistoia, (Prato), Florence et Castello, Grassina, Impruneta, Montefioralle, Castellina in Chianti, Radda in Chianti, Gaiole in Chianti, Castelnuovo Berardenga (fattoria « Felsina »), Sienne, Asciano, Arezzo, Cortona, Passignano sul Trasimeno (lac), Pérouse, Assise, Pérouse, San’Arcangelo (lac), Città del Pieve, Chiusi, Chianciano Terme, Montepulciano, Pienza, abbaye Sant’Antimo, Montalcino, abbaye San Galgano, San Gimignano, La Sterza, Pise, Carrara Maritima, Vintimille.

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