Le Grand Sud-Ouest 4

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Jeudi 14 septembre

Gastes – Hourtin 152 km

Avant de dire adieu à Gastes, sans oublier l’avitaillement en gasoil, et nous, prenons la direction de Cazaux. Séquence souvenir, car c’est ici que j’ai passé quelques mois sur la base aérienne (BA 120) il y a déjà bien longtemps. Le ciel est bas, toujours aussi chargé de nuages qui par moments vomissent leurs eaux. Nous décidons quand même d’aller à la dune du Pyla, la plus haute d’Europe, située sur la commune de La-Teste-de-Buch.

Il ne manque pas de places sur le parking en cette saison ! Nous n’avons que l’embarras du choix.
La pluie se fait oublier pour l’instant ; les escaliers sont là dont nous gravissons les quelque cent cinquante marches. Encore quelques mètres sur le sable et nous sommes au sommet. À cent quatorze mètres d’altitude, le panorama est magnifique qui permet de contempler le bassin d’Arcachon, les passes du Bassin, le banc d’Arguin, le cap Ferret.
À ses pieds, à l’est, la forêt qu’elle dévore de cinq mètres par an en moyenne ;
à l’ouest, l’océan qui vient briser ses vagues sur son flanc. Longue de trois mille mètres, nous n’en parcourons qu’une partie. Sur le chemin du retour, un grain venu de l’océan s’abat sur nous. Nous sommes trempés. 
 
L’après-midi, pour rester au sec, visite du musée de l’hydraviation à Biscarrosse.

L’histoire de l’Hydraviation depuis les précurseurs jusqu’à l’époque contemporaine. C’est dans cette région en bordure de l’étang de Biscarrosse que les usines Latécoère ont connu leurs heures de gloire.
Nous découvrons l’histoire de l’hydravion et de la l’aéropostale est racontée dans une suite de pavillons ; une projection vidéo en retrace l’épopée.
L’exposition rassemble une quantité importante de documents, d’objets, d’archives, les souvenirs de grands pilotes et constructeurs, maquettes, photos, moteurs, hélices, etc.
Dans un vaste hall où est exposé un Widgeon de la dernière guerre ainsi que d’autres appareils.
Ensuite, c’est le passage par Arcachon où la vente des huîtres est interdite et où règne une certaine nervosité.
Ce soir nous jetons notre dévolu sur le port de Hourtin pour passer la nuit. L’aire est bien fléchée, il y a de la place. Vers 20 h 30 l’agent préposé à la redevance se présente, c’est 4 € pour le stationnement, les services sont gratuits.

Vendredi 15 septembre

Hourtin – Mortagne-sur-Gironde 82 km

Après une bonne nuit très calme, sans pluie, et après avoir récupéré de nos efforts de la veille, nous reprenons la route en direction de la pointe de Grave.
Le Verdon-sur-Mer est situé à l’extrême pointe du Médoc.
Sur le parking de la jetée de la Pointe de Grave, le vent redouble de violence un petit tour à pied s’impose. Au large on distingue le phare de Cordouan,  le plus ancien de France. L’estuaire de la Gironde est devant nous, qui s’ouvre majestueusement mêlant ses eaux avec celles de l’Atlantique.
En face, Royan et les côtes charentaises. Le Verdon-sur-Mer c’est aussi le lieu d’embarquement pour le bac qui traverse l’estuaire vers Royan.
Il faut se mettre dans la file d’attente en vue de l’embarquement. L’attente est de courte durée. Passage à la caisse (42 € pour un camping-car avec ses deux passagers) et la barrière se lève. Quelques minutes après nous voilà à bord, à midi l’ancre est levée. De suite, on est balancé par une houle formée. Sur la plage avant, l’effet conjugué du vent et de la vitesse du navire ont vite fait de contraindre tout le monde à trouver refuge dans une salle du pont supérieur. Confortablement calés dans un fauteuil, nous avons tout loisir de découvrir ce vaste estuaire.

Une pensée pour notre chienne qui, restée à bord du camping-car, doit se demander pourquoi il balance tant, mais surtout en croisant les doigts qu’elle n’ait pas le mal de mer. Heureusement on constatera à l’arrivée, 20 minutes plus tard, qu’elle a bien supporté le voyage.
Un petit coin est trouvé pour prendre notre déjeuner à Meschers-sur-Gironde.
Cette petite commune du pays royannais, en Charente-Maritime, est située à 12 km au sud de Royan. Elle offre  au regard ses hautes falaises de calcaire truffées de grottes (MatataRégulus) qui sont ouvertes au public. Après le repas, un moment set consacré à la visite des grottes de Régulus. Comme nous sommes les seuls visiteurs en ce début d’après-midi, nous avons droit à une visite guidée personnalisée. Le guide explique que ces grottes ont servi tour à tour aux contrebandiers, puis sont devenues un refuge pour les protestants, mais aussi un repaire de corsaires.

Elles doivent leur nom à un navire napoléonien qui, cerné par les Anglais en 1814, avait décidé de se saborder. Ainsi le « Régulus » est incendié au pied des falaises, sous les grottes qui portent désormais le nom du bateau. Elles sont constituées d’une quinzaine de salles échelonnées sur une centaine de mètres et réunies par des terrasses.
Une plongée dans les entrailles de la terre fort intéressante.
La ville de Meschers-sur-Gironde à ouvert ce site au public en 1986 et y présente actuellement des expositions liées à l’histoire locale.

La prochaine étape est Talmont.
En arrivant, nous sommes dirigés vers un parking payant aménagé à l’entrée du village. Comme on est mi-septembre, l’employé nous fait payer le tarif voiture, sympa !
Talmont-sur-Gironde est célèbre par son église romane Sainte-Radegonde qui domine la Gironde ; c’est un lieu très fréquenté par les touristes attirés par le charme de ce village qui compte juste une centaine d’habitants.

On parcourt les petites rues et venelles fort agréables, sans oublier de faire le tour des remparts, d’où l’on peut admirer les falaises de Meschers et l’estuaire.
Du port, la route qui longe la baie conduit au chemin de la falaise blanche du Caillaud, en bordure duquel sont installés de nombreux carrelets.
De là, on découvre une magnifique vue panoramique sur la baie, le port, le village, l’église Sainte-Radegonde et l’estuaire… paysage inoubliable qui justifie à lui seul la venue sur cette falaise. Le soleil déclinant sur l’horizon nous arrache à ce tableau, il est temps de rejoindre le point de chute de la soirée : Mortagne sur Gironde.
C’est déjà la fin de l’après-midi. Petit tour par l’office du tourisme pour se renseigner sur le point d’accueil des camping-cars. L’aire est sur le port. Elle offre de nombreuses places de stationnement scindées en deux zones, mais il semblerait préférable de ne pas arriver trop tard pour être sûr d’en trouver une.

La redevance est de 6 € avec ou sans branchement électrique. Attention, ici, il y a des canards partout et ils sont prioritaires. Seul reste un emplacement sans branchement électrique, nous nous en passerons, les deux batteries auxiliaires, chacune de 100 Ah, suffisent amplement.
En soirée, une pluie battante se met à tomber et nous nous lâchera qu’au petit matin.

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