Le Grand Sud-Ouest 3

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Mardi 12 septembre

Arrens-Marsous – Léon  212 km 

  Nous repassons par le col du Soulor avant de nous lancer dans l’ascension de l’Aubisque. Au fur à mesure que la route s’élève nous découvrons un magnifique paysage, la route est relativement étroite, accrochée à la paroi de la montagne, par endroit un tunnel percé à même la roche vient compléter le décor. Au détour d’un dernier virage nous voici au col de l’Aubisque (1 709 m) qui fait partie intégrante de la « légende du Tour ».

Un parking assez vaste où sont déjà garés plusieurs camping-cars et des voitures nous accueille. Quelques photos, visite aux petits commerces, et c’est ensuite la descente vers Eaux-Bonnes distante de 15 km, des pentes de 10 % ! On croise une poignée de cyclistes qui gravissent le col. Chapeau, messieurs, mais que cela a l’air dur !

Repas de midi à Louvie-Juzon. Ensuite un arrêt s’impose à la cave vinicole de Gan, d’où nous repartons avec quelques bouteilles de ce délicieux breuvage qu’est le Jurançon.
Nous traversons Pau, ville natale du roi Henri IV, puis Dax, ville thermale au cœur des Landes.

Vers 17 heures, nous touchons au but de cette première journée landaise : Léon.
Petite ville, station verte nichée entre océan et lac. Au bord de ce lac, on peut découvrir de Pâques à fin octobre, le Courant d’Huchet, un lieu d’une grande richesse botanique, site classé depuis 1932, qui est devenu réserve naturelle en 1982. Les visites ne se font que sur réservation au Bureau des Bateliers – berges du lac de Léon.

Léon, c’est aussi les bords du lac et une promenade aménagée, un site très est agréable.

Nous passons la nuit sur l’aire de service, abritée sous les pins, une borne délivre un reçu de stationnement contre 8 €, les services sont gratuits, la plateforme de vidange ne pose pas de problème, mais je note au passage que l’hygiène laisse à désirer. En effet, le robinet d’eau est placé contre le bloc de vidange des cassettes ; comme c’est le seul il fait double usage : remplissage des réservoirs et rinçage des cassettes ! Ce n’est pas l’idéal !

Nous passons une nuit agréable. Au matin, petite visite du contrôleur qui s’assure que notre reçu est valide. Vers 9 heures mise en route du moteur et départ vers Mimizan.

Mercredi 13 septembre

Léon – Gastes  152 km

Suite de la matinée à Mimizan ; il y a en fait deux villages séparés : Mimizan et Mimizan-Plage. En abordant Mimizan-Plage, on passe juste à côté de l’usine les Papeteries de Gascogne qui fabrique du papier kraft naturel. Après avoir fait un petit tour sur la plage sans trop nous attarder, nous poussons jusqu’à l’aire de service située près du parking de l’Hélistation, angle rue des Lacs et rue des Gourbets. Cette aire comprend 70 emplacements, branchements électriques, services gratuits, bornes Raclet ; pour les vidanges, c’est du sport avec ce type de borne ; l’emplacement en coute 10,20 € en pleine saison et 5,20 € en période hivernale.
La plage est juste derrière la dune, des petits commerces sont tout proches.

N’ayant pas l’intention d’y faire une halte nous partons pour l’Écomusée de la Grande Lande et plus précisément vers le village de Sabres d’où part un petit train aux voitures classées monuments historiques, qui n’est autre que le célèbre  « Petit Train de Palavas » rendu immortalisé par Albert Dubout. La ligne est le seul moyen de rejoindre l’écomusée de Marquèze.

La loco à vapeur 1900 a gardé tout son charme, ainsi que les wagons tout en bois équipés de plateformes à leurs extrémités. Après un trajet de cinq kilomètres sur voie unique, c’est le terminus au cœur de la forêt des Landes de Gascogne.
Dès l’arrivée, un guide propose, la visite guidée. Puis c’est la découverte de la Grande Lande du XIXe siècle, sa société rurale via la visite des maisons du maître, des métayers, du laboureur, les jardins, les bergeries, le moulin du meunier et sa maison.

Une visite passionnante que nous terminons que pour attraper le dernier convoi.

Ce soir-là, nous faisons escale sur l’aire de Gastes. Mais revenons au XXI siècle ; pour le camping-cariste, l’aire est agréable, située en bordure du lac de Biscarrosse, au port de plaisance, le stationnement en coûte 6 €, les services sont gratuits, les vidanges ne posent aucun problème.
Nous passons une nuit avec au menu pluie et vent en rafale. Au petit matin le ciel est relativement chargé, mais pas une goutte d’eau.

Nous quittons notre emplacement dont le sol s’est gorgé durant la nuit, le pied très léger sur l’accélérateur afin de ne pas faire patiner les roues et éviter l’embourbement.

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