Le Grand Sud-Ouest 2

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Dimanche 10 septembre

Montpellier – Cordes-sur-Ciel  270 km 

Nous quittons Montpellier vers 9 h 15 ; le soleil nous accompagne sur la E11.
Au passage de Saint-André-de-Sangonis nous pouvons constater que les travaux du futur pont de l’A75 qui doit enjamber le fleuve Hérault avancent à grands pas. Continuant sur l’autoroute, nous passons à proximité de  Lodève, quelques instants plus tard nous franchissons le tunnel du Pas-de-l’Escalette qui symbolise la porte entre l’Aveyron et l’Hérault. Nous voilà sur le plateau du Larzac ; juste après l’aire du même nom nous quittons le grand ruban pour descendre sur Millau afin de court-circuiter le péage du viaduc de Millau.
Lors de cette descente, un magnifique panorama se dévoile sur la ville et son viaduc qui enjambe le Tarn. Quand le temps le permet, on peut apercevoir les évolutions d’ailes volantes.

 Nous quittons Millau par la D911, en direction du Pont-de-Salars.
Après quelque trois heures de route nous voici à Villefranche-de-Rouergue.
Ville de 12 000 habitants qui fut fondée en 1252 par Alphonse de Poitiers, comte de Toulouse, frère de Louis IX (saint Louis), elle se situe dans la vallée de l’Aveyron. Villefranche a conservé son plan d’urbanisme médiéval, il est caractéristique des bastides : très régulier, avec des rues se coupant à angles droits convergeant vers la place centrale, bordée de couverts, c’est le lieu privilégié des activités commerçantes, aujourd’hui place du marché. Tout en flânant dans les rues piétonnes on se laisse guider vers la place Notre-Dame dont la Collégiale (XIIIeXVIe) domine le centre-ville avec son impressionnant clocher-porche de 58 mètres de haut.
Si vous avez l’occasion d’y venir un jeudi, ne manquez pas son marché et ses produits du terroir.

Vers 16 heures, nous reprenons la route en direction de Cordes-sur-Ciel où nous passons la nuit sur son aire. En cette saison, nous n’avons aucun problème pour trouver un emplacement à notre convenance.
Située au pied du village, elle est du genre rustique, un simple robinet, un petit réceptacle pour les vidanges, sur une zone en pente ! Une bonne visée est primordiale ! Mais soyons indulgents, les parkings sont très bien et calmes, le prix correct : 3,5 € les 24 heures, les services gratuits.
Un petit sentier permet de rejoindre la cité, que nous empruntons après le repas pour faire un tour en ville.
Cordes-sur-Ciel cité médiévale, fut fondée en 1222 par le comte de Toulouse.
Ce village se situe au carrefour du Quercy, du Rouergue et de l’Albigeois, dominant la vallée du Cérou. Il se dresse majestueusement sur son piton rocheux qui donne l’impression de le porter aux nues.
Un site exceptionnel qui ne manque pas d’impressionner par son allure et qui laisse un remarquable souvenir.

Lundi 11 septembre

Cordes-sur-Ciel – Arrens-Marsous  268 km 

      Départ de Cordes en direction de Montauban, Tarbes puis Auch.
Nous faisons halte pour le repas de midi sous un magnifique chêne sûrement centenaire et nous voilà repartis pour Tarbes que l’on traverse rapidement.

Nous faisons escale un moment dans la cité mariale de Lourdes. Côté parking ce n’est pas facile, mais nous trouvons rapidement une place sur la route de Pau, près des sanctuaires.
La pluie faisant son apparition nous nous hâtons de rejoindre notre véhicule, contact, moteur et direction du sud vers le lieu de notre étape du soir : Arrens-Marsous.
Arrens et Marsous sont deux villages pittoresques, associés, situés à 25 km de Lourdes.
L’aire de service est située derrière les ateliers municipaux, et pas très loin du magasin PROXI.
Elle est bien conçue, les vidanges et le remplissage ne posent pas de problème, plusieurs robinets d’eau, dont un fixé au bout d’un tuyau, permettent d’avitailler le réservoir.
Le stationnement et les services sont gratuits face à un splendide paysage sur les Pyrénées.

Comme il est encore tôt, nous faisons une balade jusqu’au col du Soulor (1 474 m), distant de 18 km. Arrivée au sommet après avoir croisé et dépassé de nombreux cyclistes.
Tout en faisant un tour pour nous dégourdir les jambes et faire gambader notre chienne nous découvrons un paysage magnifique qui offre une vue d’ensemble sur le val d’Azun.
Mais notre promenade est de courte durée, l’orage menace, quelques gouttes commencent à tomber, décidément c’est la journée ! En redescendant, un marchand de produits régionaux installé au bord de la route attire notre attention, ce qui nous incite à nous arrêter ; il nous raconte comment il produit son miel, ses différentes vertus thérapeutiques et les diverses variétés. Une vache s’approche pas du tout effarouchée par notre présence. Après cet intermède, l‘apiculteur nous conseille de ne pas remonter vers le col, car le risque d’orage violent avec chute de grêle est fréquent en cette saison. Nous suivons son conseil.

Retour à l’aire de service de Arrens-Marsous, quelques courses au village et repas du soir.
La nuit sera entrecoupée de brusques précipitations.
Au réveil, le soleil arrose de ses rayons un magnifique panorama sur les massifs environnants.
Pas trop le temps de s’attarder sur le paysage, le but de notre voyage c’est la côte landaise, à quelques heures de route.

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