Calvisson

    Calvisson est une commune française située au cœur de la Vaunage dans   le département du Gard. Elle est distante de 17 Km au sud-ouest de Nîmes, 10 Km de Sommières et à 38 Km au nord-est de Montpellier.
Village touristique chargé d’histoire, son roc de Gachone où trônent majestueusement trois moulins surplombant la plaine de la Vaunage.
Une belle balade à effectuer en famille.

  Photos J-François Collins

En arrivant en voiture, le plus simple est de se garer sur le parking (interdit le dimanche matin jusqu’à 13 heures) de la rue du 8-Mai-1945. De là, vous pourrez partir à la découverte du village ou bien vous diriger vers le roc de Gachone.

Pour se rendre aux trois moulins, qui coiffent le roc de Gachone, il y a le choix entre deux itinéraires :
– par le centre du village, trajet assez pentu.
– par la rue du 8-Mai-1945, le chemin du Lavoir, ensuite la route de Saint-Étienne, puis la rue de la Louve et enfin le chemin du Clapas.
Cet itinéraire est plus long mais moins fatiguant et plus agréable.

– Les trois moulins.
Ils sont édifiés sur le roc de Gachone, colline à l’ouest du village, à 167 mètres d’altitude.
A l’origine il y avait quatre moulins ; en 1839 la tempête détruisit celui situé le plus à l’est, appelé le Vieux Farinière, construit en 1720. De nos jours il n’en subsiste que la base.

Le moulin au toit pointu, dit « Signal de Cassini » servit à la fin du XVIIIe siècle à César-François Cassini lors de la création des cartes du Languedoc. Il abrite le tombeau de deux amis aveugles (Antoine Tessier et Louis Pages) ; à cet effet, en 1880 il fut surmonté d’un dôme en forme d’obus qui lui donne cette apparence particulière.

Au XIXe siècle, la vigne supplante la culture céréalière et les moulins sont abandonnés.
Au début du XXe siècle, sous l’impulsion de Gédéon Farel docteur à Calvisson le site bénéficie de ses premiers aménagements.
Une table d’orientation est placée au sommet du moulin dit « municipal » . De cette plateforme on découvre un magnifique panorama à 360° avec, au loin, une superbe vue sur le pic Saint-Loup et son vis-à-vis, l’Hortus.

En redescendant au village, vous pourrez découvrir les différents monuments et leur histoire qui font également la richesse du village :

– Le temple de l’Église réformée de France
.
D’un style néoclassique, sa construction commença en 1815-1816 et fut achevée en 1821. Il fut édifié sur l’emplacement de l’ancien temple, détruit en 1685 sur ordre de l’intendant Basville lors de la révocation de l’édit de Nantes. Il affiche une imposante façade à colonnade surmontée d’un fronton à l’antique.

– L’église Saint Saturnin.
Elle est inscrite au registre des Monuments historiques depuis décembre 1949. Elle fut élevée dès les premiers siècles de l’ère chrétienne, à l’origine dans le style roman, puis remaniée en 1486 dans le style gothique. Partiellement détruite en 1622 au cours des guerres de religion qui avaient débuté dès la seconde moitié du XVIe siècle, elle fut restaurée deux cents ans plus tard mais retomba en délabrement après la révolution. En 1816 elle est à nouveau restaurée mais au prix de l’amputation de son cloître (au nord), de son clocher et de ses trois chapelles latérales sud. Depuis 1819, elle a conservé sa configuration actuelle. En 2009 elle a subi une vaste opération de restauration et de mise en valeur.

– Les Halles.
Construites en 1895-1896 dans la pure lignée des audacieuses architectures propres à la fin du XIXe siècle associant armatures métalliques et soubassements en maçonnerie. Le tout complété ici de briques rouges. Elles ont remplacé une première halle à arcades de pierre datant du XVIIe siècle.

– L’hôtel de ville.
Sa construction fut votée en 1843 et il fut édifié en 1848 sur l’emplacement de l’ancienne mairie, elle-même située à la place de la maison consulaire. Il possède une élégante façade en pierre de taille, flanquée de fenêtres en arcs. À l’intérieur, un magnifique escalier prend appui sur des voûtes et des colonnes. Au premier étage on y découvre la salle du conseil, meublée notamment d’une superbe table ornée en son centre du blason de la ville. La bâtisse est surmontée d’un clocher qui  abrite l’horloge et une cloche provenant de l’ancien temple de la Calade de Nîmes, détruit en 1685, lequel était situé près de l’actuel Petit Temple, rue du Grand Couvent. Cette cloche, fondue en 1661, est classée  sur la liste des « objets » des Monuments historiques depuis 1950.

Les Lavoirs et fontaines.
Le plus grand des lavoirs que l’on peut voir à  Calvisson est le lavoir de Florent. Datant du XVIe siècle, il est  alimenté par sa propre fontaine. Au fond, un abri permettait de faire bouillir le linge. Le lavoir de l’Herboux et le petit lavoir du Pont, plus récents, sont du XIXe siècle. Ils sont tous construits sur le même principe : un grand bassin destiné au lavage et plusieurs petits bassins en eau claire pour le rinçage.

– La maison Margarot.
Face à l’église, sur l’actuelle place du Pont, c’est une élégante demeure de style Louis-XV édifiée en pierre de taille au milieu du XVIIIe siècle. Elle présente un corps central et deux ailes en avancée, sur trois niveaux, donnant sur un jardin. Les éléments d’ornements des façades sont hélas ! fort abîmés.

– La voie verte.
Aujourd’hui, l’ancienne voie ferrée Nîmes-Le Vigan par Sommières et Quissac, inaugurée le 30 octobre 1882, a été transformée en « voie verte » de la Vaunage. Elle relie, sur ses 22 km, Caveirac, Calvisson et Sommières mais est réservée aux non-motorisés.

– Le marché.
Se tient tous les dimanches, place du Pont. Un marché « provençal » sous les platanes où vous pourrez apprécier les produits du terroir.

Notes et références :
Hubert Rouger. Calvisson.
Wikipédia

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