Allemagne (1)

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   Les auteurs de ce récit, chacun à bord de son camping-car, ont  pris la route pour une escapade en Allemagne du 23 juillet au 11 août 2004. Ils ont choisi des d’étapes journalières relativement courtes afin de privilégier visites et balades dans la journée, et conserver la possibilité, le soir, de chercher tranquillement un endroit pour passer la nuit.

Photos : J-François Collins

Samedi 24 juillet

Chavannes-sur-l’Étang – Oberkirch :   211 km

C’est sous le soleil que nous prenons la destination de Mulhouse.
Ce matin visite du Musée national de l’automobile «CollectionSchlumpf»situé à 5 minutes du centre-ville ; un grand parking accueille nos véhicules ; ce musée recèle une collection splendide, représentant un patrimoine automobile très riche.
Nous en sortons vers 13 h 40 ; vu l’heure avancée nous prenons notre repas sur place.
En début d’après-midi nous quittons Mulhouse et franchissons le Rhin en direction de Kehl par l’autoroute allemande A5 sur laquelle la vitesse est limitée à 120 km/h.
De Kehl à Strasbourg il n’y a qu’un pas.
C’est le jour de la grande braderie et la circulation n’est pas autorisée aux véhicules.
Nous suivons alors les rails du tramway jusqu’à leur terminus et garons nos C.C près du parking. En effet, impossible d’aller plus loin car des barres interdisent l’accès au véhicules ayant une hauteur supérieure à 2 mètres. Le guichetier s’accommode de notre stationnement irrégulier et se moque éperdument semble t-il de nos remarques au sujet des barres.

Retour vers le centre-ville en tramway.
Visite de la cathédrale et du quartier de la Petite-France.
En fin d’après-midi nous franchissons à nouveau le Rhin en direction de la Forêt-Noire  ; c’est Oberkirch qui nous accueille sur son aire réservée aux camping-cars pour cette première nuit en Allemagne.

 Dimanche 25 juillet

Oberkich – Triberg 101 km  

Après une bonne nuit réparatrice pour tous, avitaillement en eau et vidanges, nous reprenons le ruban bitumineux jusqu’à Freudenstadt,en Forêt-Noire centrale, entièrement détruite lors de la Seconde Guerre mondiale et reconstruite sur les plans de l’ancienne cité.
Nous en profitons pour visiter l’église et admirer la Marktplatz avec ses jets d’eau et ses corbeilles de fleurs.
Continuant notre route nous faisons halte à Alpirsbach ; visite de l’abbaye datant du XVe siècle, mais ici c’est aussi le pays de la bonne, très bonne bière, nous nous laissons tenter par la production locale : l’Alpirsbacher Klosterbräu, un breuvage que nous trouvons excellent au point que le dégustant le soir venu, nous lui décernons d’un commun accord la médaille d’or du houblon !

Continuant notre balade, nous faisons une halte à l’écomusée de la Forêt-Noire, en bordure de la B 33 à Gutach. Ici on plonge dans 400 ans d’histoire.
De nombreuses fermes et habitations représentant les différentes régions d’Allemagne sont proposées à la visite, une invite à plonger dans l’univers quotidien du monde rural et artisanal. On peut voir comment étaient meublées autrefois, la cuisine, les salles communes et les chambres sans oublier la technique du moulin hydraulique et de la scierie.
A 18 heures, la journée s’avançant nous décidons d’arriver au plus près de Triberg pour éviter de perdre du temps le lendemain matin et donc de trouver un point de chute pour passer la nuit.
Nous le dégotons sur la B 33 en direction de Sankt Georgen in Schwarzwald.
Coin très calme en fait sur le parking du stade de football, l’accès se faisant par une petite rue étroite en pente raide entre les maisons, mais on n’a quand même pas laissé la peinture de nos carrosseries sur les murs !

Triberg – Gündelwagen  68 km

Direction Triberg distante de quelques kilomètres de notre point de repos.
La première visite du matin est pour le Musée de la Forêt-Noire où l’on découvre l’artisanat, la culture et le savoir-faire des hommes de cette région ; ensuite balade aux plus hautes chutes d’eau d’Allemagne (160 mètres) dans une superbe forêt , avec des écureuils qui se promènent au milieu des sentiers ; au retour, un petit tour en ville pour jeter un regard sur les vitrines de coucous et horloges qui on fait la réputation de Triberg, mais aujourd’hui beaucoup sont importés de chine ou Taïwan ! Ils sont moins beaux et moins chers. Hélas les prix de la production locale sont très élevés !

L’après-midi, après un repas pris au bord d’un pâturage où l’on aurait volontiers fait une petite sieste, nous prenons la direction de Furtwangenoù nous visitons le musée de l’horlogerie.
Ce musée possède la plus grande collection de pendules, horloges, montres, limonaires et orchestres mécaniques d’Allemagne.
Puis nous filons sur Titiseeriche station située au bord du lac du même nom, qui attire énormément de touristes l’été.
Vers 17 heures nous décidons de chercher un point de chute pour la nuit ; près de la gare nous trouvons un parking payant, sans bornes de service ; à la vue du prix affiché pour passer la nuit nous quittons les lieux et partons à la recherche d’un camping, nos réserves d’eau étant au plus bas et nos réservoirs d’eaux usées au plus haut.
Premier camping, le prix annoncé pour passer quelques 16 heures nous paraissant fort cher, nous continuons notre recherche.
Sur les bords du lac les campings se suivent, malheureusement les prix se ressemblent, 28 € pour la nuit, sans branchement et pour deux personnes, nous trouvons la note un peu salée.
Après discussion avec un étudiant français travaillant pour les vacances ainsi qu’avec le responsable du camping, ils acceptent moyennant 5 €,  de nous laisser effectuer les vidanges et faire le plein d’eau ; nous reprenons la route et quittons Titisee à la recherche d’un bon coin. A 19 heures nous trouvons notre bonheur dans le village de Gündelwagen, sur la place, le long du stade, un lieu calme, sans circulation, dans un cadre agréable, un quatre étoiles comme le dit mon ami Bernard  ; ce soir-là pour lui petit problème, une pompe à eau qui tourne mais qui refuse d’envoyer l’eau aux robinets.

Diagnostic, une durit coudée à 90 °, mais aussi un pré-filtre à demi obstrué par le calcaire et de la patte à joint ; la réparation est rapidement effectuée en supprimant le pré-filtre et en modifiant la position de la durit. A 19 h 40, nous décapsulons deux bonnes bouteilles de bières d’Alpirsbach pour fêter le retour de l’eau aux robinets !

 Mardi 27 juillet

Gündelwagen – Tettnang  123 km 

Ce matin au réveil, tout est calme, seul le chant de quelques oiseaux vient agrémenter le silence, vraiment un coin reposant.

rangements, nettoyer le pare-brise qui en a bien besoin, effectuer les vérifications d’usage du porteur et reprendre la route en direction de Schaffhausen.
Au passage à Bonndorf, je note une aire pour camping-cars avec vidange et eau propre.
A 10 heures nous franchissons la frontière suisse après contrôle de nos papiers, une demi-heure plus tard nous rangeons nos véhicules sur le parking des chutes du Rhin réservé aux véhicules de tourisme (possibilité de vidanger et faire le plein d’eau).

Excursion au site par balade en bateau sur le Rhin, jusqu’aux chutes ; ce sont les plus grandes d’Europe, imposantes par la masse d’eau qui fait un plongeon de 23 mètres sur une largeur de 150 mètres ; spectacle époustouflant garanti !
Vers 13 heures retour aux véhicules et, vu l’heure avancée, nous prenons notre repas sur place ; entre temps le parking est rempli, et je remarque un camping-car, dont le conducteur n’a rien trouver de mieux que de se poser dans le sens perpendiculaire aux autres et a déroulé l’auvent, étalé chaises et tables, au final il squatte 3 places, car sa monture affiche près de 7 mètres !  Encore un égoïste, un sans-gêne, une race qui se rencontre encore trop souvent !
Quittant Schaffhausen, refranchissant la frontière, nous allons à Konstanz pour prendre le bac et effectuer la traversée du Bodensee ;ce lac traversé par le Rhin, de 48 500 m3, profond par endroit de plus de 250 mètres représente un des plus grands réservoirs d’eau potable d’Europe centrale.

Nous reprenons contact sur la terre ferme à Meersburg ; 20 kilomètres plus loin nous voici à Friedrichshafenville où furent construits par Ferdinand von Zeppelin à partir de 1890 les premiers dirigeables rigides au monde, capables de transporter des passagers.
La visite du musée consacré au Zeppelin s’impose. À 17 h 30 les portes ferment et nous quittons le lieu.
Comme au repas de midi nous avons fini le pain, nous voilà à la recherche d’une boulangerie, mais ici en général, les « bäckerei » descendent leurs rideaux vers 16 heures, donc ce soir nous nous passerons de pain, régime !
Sur cette constatation, nous embarquons dans nos camping-cars et prenons la route pour tenter de dénicher un petit coin tranquille afin de nous poser pour la nuit.
Après quelques recherches vaines des villages au bord du lac, force est de nous rendre à l’évidence que si nous persistons nous allons passer pas mal de temps en vain ; Danielle nous propose par le canal de la CB de rentrer dans les terres, une idée qui est adoptée.
Une demi-heure plus tard, nous tombons à nouveau sur un bon coin, mais seulement après avoir gentiment demandé l’autorisation au propriétaire.
En fait, nous sommes sur le parking en herbe d’un musée du houblon à Tettnang. Isolé de la route, pas de bruit, seuls les champs de houblon nous entourent.

Le soleil couchant nous envoie une couleur jaune clair à travers quelques cirrus, couleur de bière blonde, bien sûr !

La suite

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